Κυριακή 3 Μαρτίου 2013

Μπαντιού 1

Με μεγάλη τιμή, το τιμ σας παρουσιάζει σήμερα την παρέμβαση του ΓΙΓΑΝΤΑ Μπαντιού στη συνάντηση της 10 Ιανουαρίου 2013, που οργάνωσε στο Παρίσι το ελληνικό περιοδικό Αλήthεια και το περιοδικό Lignes. (εδώ μπορείτε να βρείτε και σε βίντεο την εξαιρετική παρέμβαση του ιδίου στην περσινή συνάντηση).

Δεν κάνω περίληψη, αρμόζει να μεταφραστεί ολάκερο.



                        L’inexistence démocratique
                                           Alain Badiou

La situation en Grèce est pour nous tous une sorte de leçon politique à ciel ouvert. 

 
Voilà un pays à la très longue histoire, de portée universelle. Un pays dont la résistance aux oppressions et occupations successives a une particulière densité historique. Un pays où le mouvement communiste, y compris sous sa forme armée, a été très puissant. Un pays où aujourd’hui encore, la jeunesse a donné l’exemple de révoltes massives et tenaces ; un pays où sans doute les forces réactionnaires sont très organisées, mais où il y a la ressource courageuse et ample de grands mouvements populaires. Un pays où existe certes de redoutables organisations fascistes, mais un pays où existe aussi un parti de gauche à la base électorale et militante apparemment solide.

Or, tout se passe dans ce pays comme si rien ne pouvait arrêter l’emprise totale du capitalisme déchainé par sa propre crise. Comme si, sous la direction de comités ad hoc et de gouvernements serviles, le pays n’avait aucune autre voie possible que de suivre les ordres sauvagement antipopulaires de la bureaucratie européenne.

Telle est la grande leçon du moment qui nous invite non seulement à soutenir de toute nos forces le courage du peuple grec ; mais à méditer avec lui sur ce qu’il faut penser et faire pour que ce courage ne soit pas, de façon désespérante, un courage inutile.

 Car ce qui frappe, en Grèce exemplairement, mais aussi bien partout ailleurs, et notamment en France, est l’impuissance avérée des forces progressistes à imposer le moindre recul aux puissances économico-étatiques qui entendent soumettre sans restriction les peuples à la loi nouvelle, quoique aussi bien ancienne, ou fondamentale, du libéralisme déchainé. 

 
Non seulement ces forces progressistes piétinent sans pouvoir se targuer d’un succès, même local, même limité, mais ce sont bien plutôt les forces fascisantes qui grandissent et prétendent diriger, dans le décor en trompe l’œil d’un nationalisme xénophobe et raciste, l’opposition aux diktats des administrations européennes. 

 
Je tiens pour responsable de cette impuissance ce que j’appellerai l’idéologie démocratique, telle qu’elle domine encore largement les esprits et le groupes, y compris les plus contestataires.

L’idéologie démocratique a deux versants appariés. Un versant étatique, et un versant mouvementiste. Le versant étatique se concentre, juridiquement, dans le culte de l’Etat de droit, politiquement, dans le culte des élections. Le versant mouvementiste se concentre, en ce qui concerne la pratique, dans le culte de l’action immédiate, singulièrement du rassemblement dans la rue, voire du combat de rue, comme finalité de la conscience politique ; et en ce qui concerne l’organisation, dans le culte des collectifs ou associations égalitaires particularisés par leurs cibles : collectifs pour les sans papiers, pour l’égalité des femmes, contre le racisme, pour le droit au logement, pour le soutien au peuple grec, contre le réchauffement climatique, pour de nouvelles formes de vie, pour le combat anti-fasciste, et ainsi de suite.

Ce que les deux versants de l’idéologie démocratique ont en commun, c’est l’idée tout à fait fausse selon laquelle l’opinion individuelle, la liberté vivante de chacun, doit être à la racine de l’engagement politique. Elles ont donc aussi en commun le culte des libertés individuelles, notamment de la liberté d’opinion. Dans le cas de l’Etat, cette opinion individuelle libre prend la forme d’un bulletin écrit que, caché dans un isoloir, on met dans une boite. Dans le cas du mouvement, l’opinion prend la forme de l’adhésion circonstancielle et momentanée à tel ou tel mot d’ordre, du droit à « dire ce qu’on veut » dans les assemblées, d’une méfiance envers toute autorité, du mythe de « la base contre le sommet », du mépris de la pensée, des idées et des écrits au nom d’un culte du « concret » et de l’action, et du refus de toute discipline au long cours. 

 
En réalité, l’idéologie démocratique, en tant qu’idéologie des libertés, formelles ou réelles, est l’organisation de ce que j’appellerai une inexistence politique. 

 
C’est particulièrement clair dans le cas de l’idéologie électorale. La prétendue participation populaire à la décision est manifestement une fiction. Puisque le peuple n’a ni les armes, ni l’argent, ni les médias, sa force ne peut être que son rassemblement discipliné autour d’un but défini. Il ne peut compter que sur lui-même, mais ce « lui-même » n’a pas d’existence individuelle. L’atomisation individuelle du bulletin de vote est l’organisation la plus efficace d’une impuissance radicale. On le voit tout particulièrement aujourd’hui, où, en pleine crise, des votes répétés, dans tous les pays, ne font qu’organiser des rotations, sous des noms divers, entre les différentes factions de l’oligarchie contemporaine.

Mais c’est aussi clair dans le cas de l’idéologie mouvementiste, alors même que les mouvements, contrairement aux élections, sont nécessaires, sont bénéfiques, et que nous les soutenons. Mais l’existence de vastes mouvements populaires, si elle est un phénomène historique, ne délivre pas par elle-même une vision politique. La raison en est que ce qui cimente un mouvement sur la base des affects individuels est toujours de caractère négatif : cela peut aller depuis des négations abstraites, du genre « à bas le capitalisme », ou « non aux licenciements » ou « non à l’austérité », ou « à bas la troïka européenne », qui n’ont strictement aucun autre effet que de souder provisoirement le mouvement dans la faiblesse négative de ses affects ; jusqu’à des négations plus spécifiées, parce que leur cible est précise et rassemble des couches différentes de la population, comme « Moubarak dégage » pendant le printemps arabe, qui peuvent en effet obtenir un résultat, mais nullement construire la politique de ce résultat, comme on le voit aujourd’hui en Egypte comme en Tunise, où des partis religieux réactionnaires, sans vraie relation aux mouvements, récoltent la mise. Car toute politique se fait au régime de ce qu’elle affirme et propose, et non à celui de ce qu’elle nie ou rejette. Une politique est une conviction active et organisée, une pensée en acte qui indique des possibilités inédites. C’est du reste pourquoi les mots d’ordre de type « résistance ! » sont certes propres à rassembler les individus, mais aussi à faire que ce rassemblement ne soit qu’une forme joyeuse et enthousiaste d’inexistence politique.

Le péril le plus grave est que s’il s’agit uniquement de résister, et donc de conserver ce qu’on a, on trouvera toujours plus violent que soit dans l’exercice de cette négation. La désignation négative des coupables du changement, alimentée par la nostalgie d’un passé fictif, est la spécialité des groupes fascisants. La crise leur est bien plus favorable qu’aux progressistes, comme on l’a vu dans les années trente. La démocratie, si on la comprend comme mouvement populaire violent dénonçant des coupables au nom de la défense des acquis ou de la tradition, ne fait certes pas peur aux fascistes. Il faut donc bien que la définition politique de l’émancipation soit différente.

Dans tous les cas, se tenir dans l’idéologie démocratique, aussi bien étatique que mouvementiste, crée un déficit politique irrattrapable. C’est que pour exister comme politique sur la scène historique contemporaine, il faut d’abord imposer une vision stratégique. Ce qui veut dire : un système fort d’axiomes politiques, qui commandent un discours unificateur à propos d’une situation déterminée. Ces axiomes doivent être formulés dans un langage clair et aussi univoque que possible, parce que ce sont eux qui font que les acteurs politiques peuvent partager une vision affirmative de ce qui, quelle que soit la situation, est tactiquement possible.

Disons-le tout net : en Grèce aujourd’hui – mais la situation est la même partout -- on peut voir de façon concentrée que l’idéologie démocratique aboutit à des gestes tactiques sans enchainement stratégique. Ce peut être un enthousiasme électoral défait par l’impossibilité, évidente, d’être majoritaire dans un tel mécanisme. Mais ce peut être aussi bien des « mobilisations » pleines de vigueur, mais défaites également par l’absence d’une affirmation commune, d’une Idée partagée du devenir. L’absence aussi d’un langage commun.

On a beaucoup moqué, du temps des vieux communismes, ce qu’on appelait la langue de bois, les phrases vides, les adjectifs ronflants. Certes, certes. Mais l’existence d’une langue commune est aussi celle d’une Idée partagée. L’efficacité des mathématiques dans les sciences tient précisément à ce qu’elle formalise l’idée scientifique. La nécessité de pouvoir formaliser rapidement l’analyse d’une situation et les conséquences tactiques de cette analyse est tout aussi requise en politique. C’est le signe d’une vitalité stratégique.

Aujourd’hui, une des supériorités de l’idéologie démocratique officielle est précisément qu’elle dispose d’une langue de bois parlée dans tous les médias et par tous nos gouvernements sans exception. Qui peut croire que « démocratie », « libertés », « économie de marché », « droits de l’homme », « équilibre budgétaire », « effort national », « peuple français », « compétitivité », « réformes », et ainsi de suite, soit autre chose qu’une omniprésente langue de bois ? C’est nous, militants sans stratégie de l’émancipation, qui sommes en réalité depuis pas mal de temps aphasiques ! Et ce n’est pas la langue de la démocratie mouvementiste qui nous sauvera. « A bas ceci ou cela », « tous ensemble, nous gagnerons », « dégage », « résistance ! », « on a raison de se révolter »…Tout ça peut rassembler un moment les affects collectifs, tout cela est tactiquement très utile, mais laisse entièrement en suspens la question d’une stratégie lisible. C’est une langue trop pauvre pour parler en situation de l’avenir des actions émancipatrices.

Il faut bien dire que ce n’est pas dans la contagion d’un affect négatif de résistance qu’on peut trouver de quoi imposer un recul sérieux aux forces réactionnaires qui visent aujourd’hui à désintégrer toute pensée et toute action qui ne leur est pas homogène. C’est dans le partage discipliné d’une Idée commune et l’usage peu à peu partout répandu d’une langue homogène, d’où résulte que la situation est elle-même éclaircie et que ce qu’il est possible de faire pour la transformer est lisible pour tous.

L’impérialisme, aujourd’hui, ne prend pas la forme de l’occupation coloniale systématique et prolongée. Il prend la forme, à l’aide de la corruption généralisée et d’interventions militaire ponctuelles, de la destruction des Etats qui ne lui conviennent pas, et de la désagrégation des pays qu’il entend piller. C’est ce que je propose d’appeler le zonage, en écho aux « zones franches », qui sont livrées au capitalisme hors de tout contrôle étatique ou politique. Cette politique s’applique progressivement aux pays affaiblis quels qu’ils soient, même situés en Europe. Et même à certaine zones des grands pays impérialistes eux-mêmes, où le peuple est laissé à l’abandon, et souvent livré à l’action du banditisme qui elle-même se recycle dans les grands courants financiers internationaux.

Contre cette forme dégénérée de domination par la décomposition, le morcellement, l’impuissance généralisée et la crise érigée en système, l’idéologie démocratique est et demeurera impuissante, quel que soit le courage de ses actions et la conviction de ses militants. 

 
Je lisais récemment l’article d’un opposant russe à Poutine. Il vantait, comme toute la presse, l’apparition en Russie et en Chine, d’une classe moyenne qu’il déclarait porteuse d’idéologie démocratique. Il vantait cette idéologie sous les deux aspects dont j’ai parlé. La classe moyenne, disait-il, aspire à des élections véritables, non truquées, sincères ; mais elle est aussi capable de manifester courageusement dans la rue et de s’opposer à la police de Poutine. 

 
Mais qu’est-ce que c’est que cette « classe moyenne » ? Notre opposant russe la définit de façon aussi cocasse que véridique. De cette classe moyenne démocratique, il dit, je le cite : « elle consomme et elle est connectée ». Le consommateur acharné casqué d’informatique, tel est le démocrate qui affronte Poutine. Nous reconnaissons là, bien évidemment, le support massif, le support de classe, partout dans le monde, et singulièrement dans le monde occidental, de l’Etat dit démocratique, de l’Etat de droit, de l’Etat dont les fameuses « valeurs occidentales » commandent son droit à intervenir militairement partout où il y a de juteuses matières premières. De ce genre d’Etat, nous voyons jour après jour qu’il est, de façon proprement stupéfiante, le fondé de pouvoir du capital. Ne nous y trompons pas : au-delà du despotisme archaïque de Poutine, notre opposant russe aspire visiblement de tout son être à un tel Etat. Il désire que le capitalisme lui propose une autorité moins despotique, plus consensuelle, et une corruption mieux réglée, dont il pourra participer sans même avoir à s’en rendre compte.

Nous ne devons encourager nulle part, sous prétexte de démocratie, cette tendance de type « classe moyenne », laquelle ne désire, dans les pays dominés ou pillés par des cliques corrompues, ou dans les pays affaiblis par la crise, que de devenir ce que nous sommes déjà, nous, ici, et dont nous connaissons l’infâmie plus secrète, mais plus moderne, plus essentielle.

Pour être fermes sur ce point, l’obligation est de ne pas composer avec les différentes formes de l’idéologie démocratique. C’est à cette fin que je propose de réintroduire, de redéfinir, de réorganiser, tout ce qui dépend du mot « communisme ». Il est aussi très probablement requis de penser aux moyens de créer des formes organisées qui soient directement situées au niveau international. Car le niveau national est très insuffisant pour lutter contre le zonage impérialiste moderne. 

 
Mais n’était-ce pas, exactement, le programme de Marx ? A la lumière du grand mouvement démocratique et ouvrier de 1848, et de sa totale impuissance, il a fondé une première internationale communiste. Le courage du peuple grec et l’inexistence démocratique auquel ce courage est confronté nous convoquent universellement à la même tâche. Quels que soient les mots utilisés par les uns et par les autres, rien n’interdit de penser la réunion et les discussions d’aujourd’hui comme un moment parmi bien d’autres de cette tâche.


Δευτέρα 25 Φεβρουαρίου 2013

Μαρία

για όσους δεν παρακολούθησαν τι έχει συμβεί εδώ και 5 μέρες:

Ο PDG της TITAN βρίζει τον Μοντεμπουρ

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/document/0202577006715-goodyear-la-lettre-de-titan-a-montebourg-540115.php

Ο Μοντεμπουρ βρίζει τον PDG της ΤΙΤΑΝ

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202578488071-exclusif-goodyear-la-reponse-de-montebourg-a-titan-540536.php

και μετά δίνει συνέντευξη

http://www.liberation.fr/politiques/2013/02/20/ce-french-bashing-n-a-pas-de-traduction-economique_883364

Ο PDG της TITAN απαντάει με δευτερο γράμμα

http://www.liberation.fr/economie/2013/02/22/titan-traite-le-gouvernement-francais-d-extremiste_883689

 και μετά με μία συνέντευξη

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-afp-pour-le-pdg-de-titan-il-faut-derouler-le-tapis-rouge-aux-investisseurs-20-02-2013-1630225_23.php

με δεύτερη συνέντευξη

http://www.lefigaro.fr/societes/2013/02/20/20005-20130220ARTFIG00649-les-ouvriers-francais-sont-trop-chers.php

με τρίτη συνέντευξη όπου λέει και ότι η Γαλλία θα καταλήξει σαν την Ελλάδα

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/interview/0202579854200-maurice-taylor-la-france-va-finir-comme-la-grece-c-est-une-question-de-temps-540554.php

φτιάχνει και μία σελίδα φέισμπουκ που δεν τη βάζω γιατί δεν έχω φμπ


και μετά ο Μπεσανσενό τους τη λέει και στο Μοντεμπουρ και στο PDG

http://www.liberation.fr/economie/2013/02/25/besancenot-appelle-au-boycott-du-lait-candia_884407

Κυριακή 17 Φεβρουαρίου 2013

Μία εγκύκλιος της 18 Γενάρη 2013 παρουσιάζει το νόμο "Βαλς"

Ευρωπαϊκές και εθνικές καταδίκες της Γαλλίας για μη τήρηση της ευρωπαϊκής νομοθεσίας ως προς τους μετανάστες έχουν φέρει τα πάνω κάτω, με αποτέλεσμα το νόμο "Βαλς" της 31 Δεκεμβρίου 2012 που θέτει ένα νέο νομοθέτικο πλαίσιο για τον έλεγχο, την κράτηση κτλ των παράνομων μεταναστών. Αν θες να μάθεις παραπάνω για όλα τα προηγούμενα, τα χουμε πει αυτά με αρκετές λεπτομέρειες και παραπομπές εδω και μετά εδώ.

Σε γενικές γραμμές, οι μπάτσοι έχουν δικαίωμα να κατακρατούν κάποιον για ένα χρονικό διάστημα που να μην υπερβαίνει τις 16 ώρες, ούτως ώστε να προβούν στους απαραίτητους ελέγχους. Επιπλέον, η απλή παράνομη διαμονή αποποινικοποιείται και, επίσης, όσοι βοηθούν τους παράνομους μετανάστες για ανθρωπιστικούς λόγους δεν  μπορούν να έχουν ποινικές ευθύνες.

Πάρε το αρθρο


Paru dans Actualités Sociales Hebdomadaires: N° 2795 du 01/02/2013
Actualités Sociales Hebdomadaires - 2013
Rubrique :
Veille juridique
Sous Rubrique :
Étrangers

Retenue pour vérification d’identité, délit d’aide au séjour irrégulier… : une circulaire présente la « loi Valls »

Le ministre de l’Intérieur présente, dans une circulaire adressée aux préfets, les principales innovations de la loi du 31 décembre 2012– dite « loi Valls » – relative à la retenue pour vérification du droit au séjour et modifiant le délit d’aide au séjour irrégulier pour en exclure les actions humanitaires et désintéressées (1). Tirant les conséquences de plusieurs arrêts de la Cour de cassation remettant en cause – pour non-conformité du droit français au droit européen – les placements en garde à vue d’étrangers seulement soupçonnés d’être en situation irrégulière, le texte instaure, comme son nom l’indique, une nouvelle procédure : une retenue de 16 heures au maximum ininterrompues, destinée à permettre aux services de police et de gendarmerie confrontés à un étranger incapable de justifier de son droit au séjour de procéder aux vérifications de sa situation. Il dépénalise par ailleurs le séjour irrégulier simple et exonère de sanctions pénales les actions en faveur des étrangers en situation irrégulière fondées sur des motifs humanitaires.

Dans la circulaire, Manuel Valls présente, en plusieurs parties distinctes, le cadre d’action offert désormais à l’administration. Il revient en premier lieu sur la phase qui précède la nouvelle procédure, c’est-à-dire celle du contrôle des titres et documents par les forces de l’ordre. Il rappelle ainsi que les étrangers demeurent soumis aux obligations spécifiques de détention et de port des titres et documents prévus antérieurement, pour pouvoir circuler et séjourner régulièrement en France. De même, les possibilités de contrôle et de vérification de ces titres et documents n’ont pas changé. Le ministre en rappelle les conditions.

Il détaille, dans une seconde partie, les différents aspects de la nouvelle procédure de vérification du droit au séjour :
  •  conditions de la retenue (information obligatoire du procureur de la République, condition de nécessité de la procédure tant pour sa mise en œuvre que pour sa durée, impossibilité d’appliquer la retenue aux mineurs…) ;
  •  droits et garanties accordées aux personnes concernées. Le ministre signale, entre autres, que la régularité de la mesure de retenue exige sa compatibilité avec l’état de santé, « médicalement constaté en tant que de besoin », de la personne concernée ;
  •  emploi éventuel des moyens de contrainte et confiscation éventuelle des objets personnels de la personne retenue ;
  •  locaux. Manuel Valls demande notamment que, lors des périodes où ils ne sont pas auditionnés, les retenus ne soient pas placés dans une pièce occupée par une personne en garde à vue ;
  •  investigations à conduire. Le ministre souligne que les cas de figure sont très divers et donne plusieurs exemples ;
  •  rôle du procureur de la République ;
  •  procès-verbal restituant le déroulement de la vérification.

Dans une troisième partie, Manuel Valls s’arrête sur les sanctions pénales désormais encourues en matière d’entrée et de séjour irréguliers. Tout en rappelant que l’infraction simple de séjour irrégulier est désormais supprimée, il souligne qu’une incrimination de maintien irrégulier sur le territoire est posée. « Elle vise le fait, pour un étranger faisant l’objet d’une mesure d’éloignement exécutoire, de se maintenir en France sans motif légitime après qu’il a fait l’objet d’une mesure régulière de placement en rétention ou d’assignation à résidence ayant pris fin sans qu’il ait été procédé à son éloignement. » L’infraction d’entrée irrégulière est par ailleurs redéfinie. Elle doit ainsi être constatée immédiatement à la frontière même ou à l’occasion d’une interception dans les circonstances prévues à l’article 53 du code de procédure pénale, relatif au crime ou délit flagrant. Enfin, l’infraction de soustraction à une mesure d’éloignement est maintenue. Elle suppose un « comportement volontaire d’obstruction, tel que le refus manifeste du départ ou des manœuvres diverses tendant à faire obstacle à l’exécution de la mesure », indique le ministre.

La circulaire revient aussi sur l’extension des immunités pénales en matière d’aide au séjour irrégulier, pour souligner notamment que l’immunité humanitaire ne se réduit plus aux actions destinées à répondre à des situations d’urgence, lorsqu’un étranger est confronté à un danger actuel et imminent. Désormais, précise Manuel Valls, « sont également hors champ de poursuites pénales la fourniture de conseils juridiques ou de prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger, ou bien toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ».

A noter : une première évaluation de la mise en œuvre de la « loi Valls » sera conduite « sous six mois », indique la circulaire.

[Circulaire n° NOR INTK1300159C du 18 janvier 2013, disp. sur http://circulaires.legifrance.gouv.fr]
Notes

(1)
Voir ASH n° 2789 du 28-12-12, p. 34
.


Κοινωνιολόγοι και οικονομολόγοι κάνουν έκληση να ξαναβρεθεί η έννοια της κοινωνικής βοήθειας

 Πάρε παρακάτω ενδιαφέρον αρθράκι για τη μετάλλαξη των πολιτικών κοινωνικής προστασίας. Το έχουμε πει όλοι, το λένε και οι ειδικοί. Η έννοια των διαφόρων πολιτικών αλληλεγγύης χάνει το νόημα της και το επίκεντρο δινεται στα καθήκοντα, και όχι στα δικαιώματα, όσων ωφελούνται αυτών των πολιτικών. Παρατηρείται έτσι μία ενίσχυση των πολιτικών που αποβλέπουν να σπρώξουν αυτό το πάμπλικ προς την εργασία. Και διόλου τυχαία, αυτός ο πολιτικός λόγος συνοδεύεται από μία πραγματική μείωση της οικονομικής βοήθειας στους φτωχούς εργαζόμενους, από 4,5 δις το 2007 σε 4 δις το 2013.

Οι πολιτικές που σπρώχνους τους επωφελούμενους  κοινωνικών βοηθημάτων προς την εργασία είναι αδικαιολόγητες, διότι:

  • ούτως ή άλλως, οι άντρες και οι γυναίκες χωρίς παιδιά αποδέχονται θέσεις εργασίας ακόμα και με μικρές απολαβές

  • Ενα υψηλό ποσοστό όσων έχουν δικαίωμα σε οικονομικές βοήθειες δεν τις ζητάνε καν. (η μεγάλη αποτυχία του RSA-activité)

  • Η ανεργία είναι πολύ υψηλή.

Εν ολίγοις, για την ανεργία δε φταίνε οι άνεργοι, άντε να δούμε πότε θα το καταλάβουμε.




Paru dans Actualités Sociales Hebdomadaires: N° 2795 du 01/02/2013
Actualités Sociales Hebdomadaires - 2013
Rubrique :
Côté terrain
Sous Rubrique :
Politique économique et sociale
Auteur(s) :
M. LB.

Des sociologues et des économistes appellent à retrouver le sens de la notion d’assistance

La solidarité, une valeur en baisse ? C’est en tout cas ce que tendent à montrer les résultats du sondage réalisé par le CSA pour l’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) – à l’occasion de son congrès de Lille, du 23 au 25 janvier (1) – et la MACIF. Alors qu’une majorité de Français craint d’être un jour confrontée à la précarité, la solidarité n’intervient qu’au huitième rang des valeurs citées, loin derrière la famille ou la justice. Et si l’organisation de la solidarité divise l’opinion, plus de la moitié des Français estime qu’elle doit profiter en priorité à certains publics, selon des besoins perçus comme urgents.

Si, comme tous les sondages, ces résultats sont à manier avec prudence, ils témoignent d’une évolution. La solidarité prend désormais des contours « assistanciels et devient une valeur morale », a commenté Robert Lafore, professeur de droit public à l’Institut d’études politiques de Bordeaux et président du conseil de prospective de l’Uniopss (2), au contraire des principes qui défendent l’interdépendance des membres d’une même société dans laquelle chacun trouve sa place. Cependant, « le versant assistanciel, souligne-t-il, ne prend sens qu’à condition de le connecter à une politique de protection sociale », laquelle est structurée autour de droits et obligations.

Or les devoirs tendent à prendre le pas sur les droits. Au nom de l’activation des dépenses sociales (sur ce sujet, voir aussi ce numéro, page 34), qui « rend les individus responsables de leur sort au détriment de la responsabilité de la puissance publique d’assurer un minimum de solidarité, une confusion tend à s’instituer entre assistance et assistanat, avec de plus en plus d’insistance depuis une vingtaine d’années », a souligné le sociologue Robert Castel (3). La création du RSA (revenu de solidarité active), 20 ans après le RMI, « n’est qu’une version de ce glissement » qui contribue « à stigmatiser les pratiques d’assistance et leurs bénéficiaires ».

Avec quels résultats ? Guillaume Allègre, économiste au département des études de l’Observatoire français des conjonctures économiques, démontre comment le renforcement des incitations au travail s’est développé au détriment des politiques de redistribution. En tenant compte de l’évolution des dépenses de la prime pour l’emploi (PPE) et du RSA activité, « on assiste à une baisse globale des prestations aux travailleurs pauvres, passées de 4,5 milliards en 2007 à 4 milliards en 2013 », explique-t-il. Et en 25 ans, le montant du RMI-RSA a considérablement décroché par rapport au SMIC. Le renforcement des politiques de lutte contre les « trappes à inactivité » ne seraient en outre justifiées, selon lui, qu’à trois conditions. La première : des incitations financières initialement faibles. Ce qui n’était pas le cas avec la PPE pour les emplois à plein temps. La deuxième : que le niveau des incitations soit déterminant. Or « les études montrent que les hommes et les femmes sans enfant acceptent des emplois même lorsque les incitations sont faibles ». Le taux élevé de non-recours invalide en outre cette hypothèse. Troisième condition : l’existence de postes à pourvoir quand les publics augmentent leurs efforts de recherche, ce qui est loin d’être le cas au vu du taux élevé de chômage. Au total, estime Guillaume Allègre, « le renforcement des incitations au travail par la baisse des revenus d’assistance n’a pas de réelle justification économique autre que de réaliser des économies budgétaires aux dépens de la lutte contre la pauvreté ». Parmi ses préconisations : réévaluer le RSA socle à 50 % du SMIC et réduire en contrepartie le cumul avec les revenus d’activité.

Ce qui rejoint l’idée de Robert Castel de défendre « une conception forte de l’assistance, au nom d’une conception forte de la solidarité, avec un socle de droits inconditionnels ». Mais, tempère-t-il, « inconditionnalité ne veut pas dire qu’il n’est pas bon de solliciter les personnes aidées pour les faire collaborer à leur projet ». La participation des publics à leur projet d’insertion, insiste Bruno Grouès, conseiller technique à l’Uniopss, est sans nul doute la voie à explorer pour concilier droits et réciprocité, dans une perspective de parcours vers l’autonomie.

Notes

(1) Voir ASH n° 2794 du 25-01-13, p. 22
.

(2) Lors d’une intervention au congrès.

(3) Lors d’un atelier sur « assistanat, assistance, activation, droits et devoirs, contreparties… Faut-il changer le système ? ».

Πέμπτη 7 Φεβρουαρίου 2013

Πάρε και ολάκερο το λόγο της Τομπιρά

Με αυτόν το λόγο άνοιξε πριν καμιά βδομάδα τη συζήτηση στην εθνοσυνέλευση του Γάμου για όλους η απίστευτη υπουργός δικαιοσύνης, η οποία μετατράπηκε σε λίγες μέρες μέσα, με αρχή το συγκεκριμένο λόγο της, σε ίνδαλμα των σοσιαλιστών. Το βάζω, γιατί ο λόγος της θα μείνει στην ιστορία.






To σοσιαλιστικό κόμμα καταργεί την πεθερά !


Τετάρτη 6 Φεβρουαρίου 2013

Ολλανδός μιλάει για ευρωπαϊκό κατώτατο μισθο !

Πήγε Στρασβούργο χτες, απευθύνθηκε για πρώτη φορα στο ευρωπαϊκό κοινοβούλιο, είπε μία από τα ίδια, χειροκροτήθηκε κτλ κτλ, για το θέαμα γκουγκλαρε και βρες τα, είναι παντού, αν βαριέσαι και το ψάξιμο, βάζω ένα λινκ στο τέλος από το σάιτ του σοσιαλιστικού κόμματος.

Αυτό όμως που με εντυπωσίασε, και ο λόγος για τον οποίο γράφω, είναι μία φράση του "La solidarité, c'est ouvrir le chantier du salaire minimum." (η αλληλεγγύη σημαίνει να αρχίσουμε το χτίσιμο του κατώτατου μισθού). Πάρε και όλον το λόγο του, σου το βρήκα, η φρασούλα είναι 3η σελίδα προς το τέλος.

Δεν ξέρω τι νομίζεις, οι εξελίξεις στην ΕΕ θα καθορίσουν το μέλλον του κόσμου και γι'αυτό το βάζω. Δεν μπορώ να κάνω αναλυσάρες κάθε μέρα, όλοι καταλαβαίνουμε ότι έχει μεγάλη σημασία αυτή η δήλωση, αν και είναι δύσκολο, νομίζω, να καταλάβουμε τι εννοεί ο Ολλανδός. Το αστείο είναι ότι στην περιληψούλα του λόγου του Ολλανδού που κάνει το σοσιαλιστικό κόμμα έχει βάλει όλα τα μπανάλ, αλλά δεν αναφέρεται καθόλου σ'αυτήν τη φράση.


Λίνκι

http://www.parti-socialiste.fr/articles/strasbourg-francois-hollande-plaide-pour-une-nouvelle-architecture-de-lunion